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mercredi 15 mars 2017

La peur du déclassement : Une sociologie des récessions de Éric Maurin

La peur du déclassement : Une sociologie des récessions de Éric Maurin


Description de l'ouvrage



La peur du déclassement Une sociologie des récessions de Éric Maurin

Déclassement le mot est aujourd'hui sur toutes les lèvres et sous toutes les plumes Mais, au-delà de son caractère incontournable, il recouvre deux réalités bien distinctes. La plus évidente a trait aux ruptures qui conduisent des individus à voir leur position se dégrader La deuxième est encore plus décisive : c'est la peur du déclassement. Cette angoisse sourde, qui taraude un nombre croissant de Français, repose sur la conviction que personne n'est " à l'abri ", que tout un chacun risque à tout moment de perdre son emploi, son salaire, ses prérogatives, en un mot son statut. En rendant la menace plus tangible, les crises portent cette anxiété à son paroxysme. Source de concurrence généralisée et de frustrations, la peur du déclassement est en train de devenir l'énergie négative de notre société. A partir de ce constat, Eric Maurin fonde une sociologie des récessions et propose une lecture radicalement neuve de la société française, tout en aidant à repenser les conditions de sa réforme.

Biographie

Éric Maurin, économiste et sociologue français, est directeur de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales.
Il est l'auteur de quatre livres publiés par La République des idées : La fabrique du conformisme, La peur du déclassement, L'Egalité des possibles et Le Ghetto français, enquête sur le séparatisme social. Il est également l'auteur de La nouvelle question scolaire. Les bénéfices de la démocratisation publié en 2007 au Seuil.
Dans Le Ghetto français, il expose le phénomène de gentrification qui s’est développé dans les villes. Dans le premier temps de cet ouvrage, il définit la société française comme fragmentée, en raison des multiples stratégies d'évitement mise en place par chaque groupe social pour se prémunir du groupe situé directement en dessous de lui et se rapprocher de celui situé au dessus. Dans un second temps, et grâce à de nombreuses études citées en référence, il montre que ces stratégies ne reposent pas sur des peurs fantasmées mais sur de réelles inégalités, notamment face au système scolaire, définies par les relations de voisinage et leurs effets. Enfin, il tente de définir ce que devraient mettre en place les politiques visant à rétablir une meilleure mixité sociale, après avoir montré son utilité collective.
Dans "La nouvelle question scolaire", il propose un bilan des politiques de démocratisation scolaire menées depuis l'après-guerre. Puisant dans les expériences françaises, mais également scandinaves, britanniques ou américaines, il démontre non seulement que l'expansion scolaire a payé, mais également que sa poursuite est aujourd'hui nécessaire pour faire face au nouveau monde économique qui s'annonce.
Ancien administrateur de l'INSEE, il est diplômé de l'École polytechnique et de l'Ensae.
D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il était membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.




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